La spondylarthrite
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Dernière mise à jour du site
le mercredi 7 novembre 2018

 

La kinésithérapie

Comme son nom l’indique, la spondylarthrite ankylosante (SA) présente une forte tendance à l’ankylose. Cela provient de son mode de cicatrisation cartilagineuse et osseuse. Or, le patient tente naturellement d’éviter le réveil de la douleur en ne bougeant pas, ce qui renforce l’évolution vers l’ankylose, car le mouvement est indispensable au maintien de la mobilité d’une articulation.

Une autre tendance fâcheuse de la SA est de provoquer une courbure de la colonne vers l’avant, une sorte d’enroulement de la colonne sur elle-même. Enfin, la maladie fatigue et, à force d’éviter les efforts, le patient est en moins bonne condition physique. Ce sont les trois grandes raisons qui rendent la kinésithérapie indispensable dans la SA.

Même sous médicaments biologiques anti-TNF, les patients devront lutter pour garder mobilité, un maintien correct et une bonne endurance physique, garants de leur qualité de vie et de leur activité professionnelle. Hélas, nous savons que quelque 25% des patients ne reçoivent jamais de kinésithérapie.

Grâce à la diminution importante de la douleur sous traitement médicamenteux, il est possible de prévenir ou de récupérer les pertes fonctionnelles accumulées au cours de l’évolution de l’affection. Il est indispensable de mobiliser afin de récupérer au mieux les déficits d’amplitude articulaire mais aussi de réentraîner le patient à l’effort. Sur base de ces considérations scientifiques, un programme intensif de rééducation motrice peut être proposé aux spondylarthritiques. La qualité de vie des patients s’en trouvera considérablement accrue, grâce à une amélioration sensible de la liberté de mouvement, de la condition physique, de l’épanouissement familial, social et professionnel, avec tout ce que cela implique sur le plan psychologique. Les articulations les plus touchées sont celles de la colonne vertébrale, y compris celles des côtes, les articulations sacro-iliaques et les grosses articulations des membres (hanches, genoux, épaules). Les limitations de mobilité sont souvent réversibles au stade précoce de la maladie, mais deviennent plus difficilement récupérables à un stade plus avancé.

Les traitements de kinésithérapie peuvent se réaliser soit en centre spécialisé, soit dans un cabinet de kinésithérapie. En poussée inflammatoire, l’objectif thérapeutique sera essentiellement la lutte contre la douleur et contre les attitudes dites vicieuses; en effet, la maladie tend à l’enroulement de la colonne vers l’avant, aggravé par une légère flexion permanente des hanches. Le repos est le plus souvent préconisé et doit se faire en position corrigée visant à conserver les courbures vertébrales normales. La posture en couché ventral permettra de conserver l’extension des hanches. Il faudra garder en mémoire le maintien de la plus grande amplitude de mouvement possible tant de la colonne que des membres et ne pas négliger la force musculaire sous peine d’évoluer vers un déconditionnement progressif. Il sera donc nécessaire de réaliser de manière indolore des contractions musculaires au niveau des membres inférieurs, du bassin et de la colonne.

Le kinésithérapeute n'a pas un, mais plusieurs rôles à jouer dans la prise en charge des patients souffrant de spondylarthrite :

  • Il assure la kinéthérapie traditionnelle en séances individuelles et sur prescription médicale où il peut par exemple traiter une raideur articulaire ;
  • il enseigne au patient le programme de gymnastique que celui-ci aura à effectuer à son domicile ;
  • il adapte ce programme en fonction de l'état clinique du patient ;
  • il vérifie que le programme est bien exécuté ;
  • il participe à la prise en charge des patients au centre de rééducation, que ce soit lors des séances de groupe des patients ou lors de l'hospitalisation d'un patient particulier.

La kinésithérapie peut se pratiquer de plusieurs manières :

  • Bien entendu, en présence d'un kinésithérapeute qui, sur ordonnance médicale, peut d'une part améliorer votre "raideur", d'autre part vous apprendre les mouvements que vous aurez à effectuer par vous-même, enfin vérifier régulièrement que vous effectuez correctement les mouvements prescrits.
  • Par vous-même, après de simples conseils promulgués par votre médecin et/ou une brochure d'information comme celle-ci.
  • Certaines équipes vantent les mérites de l'apprentissage de la rééducation par groupes de patients réunis au cours d'une même séance .
  • En cas de problème particulièrement sévère, il peut y avoir indication à une hospitalisation en service de rééducation.


 




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