Arthrites psoriasiques
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Dernière mise à jour du site
le mercredi 7 novembre 2018

 

Comment ça marche?

Dr c. Ribbens -Extrait de la brochure "les arthrites psoriasiques et le psoriasis"

Pour mettre en images les lésions, les médecins recourent à différentes techniques, dont :

  • la radiologie, qui fait passer des rayons X à travers les tissus et projette en une seule image tous les organes traversés ;
  • l’imagerie par résonance magnétique (IRM), dans laquelle le corps est placé dans un champ magnétique qui fait en quelque sorte vibrer les molécules ; la réaction différente des molécules d’eau et de graisse permet, au moyen d’un ordinateur, de reconstituer des coupes minces à travers le corps ;
  • l’échographie est une technique d’imagerie médicale utilisant des ultrasons ont la capacité de traverser les tissus mous, sans les endommager, et d’être réfléchis lorsqu’ils rencontrent certaines structures. Les ultrasons retournant vers la sonde sont alors réceptionnés et analysés, aboutissant à la formation d’une image.


La radiologie

Dans les arthrites des membres, dites "périphériques"

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La radiologie ne permet pas de détecter l’inflammation articulaire, mais bien les conséquences de l’inflammation, à savoir les lésions cartilagineuses et osseuses.

L’atteinte des cartilages, qui ne sont pas visibles aux rayons X, provoque leur amincissement et se traduit par un pincement de l’interligne articulaire, l’espace entre les deux os formant l’articulation. La destruction osseuse peut prendre la forme d’érosions, qui sont de petites encoches de l’os, ou d’ostéolyse, zones plus larges où l’os se résorbe.

La polyarthrite psoriasique touche les dernières articulations à l’extrémité des doigts et des orteils. Elle se caractérise aussi par une distribution asymétrique lorsque peu d’articulations sont atteintes.

De plus, dans l’arthrite psoriasique, on observe à la fois des manifestations de destruction et de reconstruction osseuse.

Les phénomènes de reconstruction prennent naissance dans la membrane qui recouvre l’os, le périoste, où apparaissent alors des proliférations osseuses.

Les atteintes destructrices peuvent être très marquées, comme dans le tableau clinique de l’arthrite mutilante. On retrouve alors typiquement un os qui s’amincit très fort, «en pointe de crayon», tandis que l’os en regard s’amincit en petite cupule, comme une «pointe de crayon dans une coupe» (image typique «pencil in cup» des anglo-saxons).

Enfin, les tendinites psoriasiques sont caractérisées par une prolifération osseuse aux enthèses, c’est-à-dire à l’endroit où les tendons s’attachent sur l’os.

Les atteintes axiales ou atteintes de la colonne vertébrale et du tronc

Par axiale on entend l’atteinte de la colonne vertébrale, des articulations sacro-iliaques (articulations du bassin entre le sacrum et les os iliaques) et des autres articulations du tronc. Dans l’arthrite psoriasique, la sacro-iliite (inflammation sacro-iliaque) est souvent asymétrique, c’est-à-dire qu’elle peut ne toucher qu’une articulation ou pas les deux de manière égale.

Les lésions inflammatoires de la colonne se situent dans les ligaments qui relient les vertèbres les unes aux autres, dans les disques intervertébraux et dans les articulations postérieures des vertèbres. Lorsque l’inflammation persiste, une ossification se produit. L’ossification du ligament qui relie deux vertèbres entre elles s’appelle le « syndesmophyte ».

L'atteinte inflammatoire de la colonne vertébrale dans l’arthrite psoriasique se caractérise par une atteinte plus asymétrique, avec parfois une image de syndesmophyte «en agrafe», comme si une agrafe reliait deux vertèbres entre elles. La colonne cervicale est fréquemment entreprise.


La résonance magnétique

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L’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet d’analyser beaucoup mieux les tissus mous. Une IRM des mains met donc en évidence l’inflammation dans l’articulation ainsi que des modifications osseuses précoces comme l’œdème osseux, parfois précurseur d’une érosion.

L’IRM permet également de montrer les phénomènes inflammatoires des attaches tendineuses ou enthèses.

Enfin, à la colonne, l’IRM identifie les lésions inflammatoires qui se produisent à l’angle des corps vertébraux ou dans les ligaments intervertébraux avant que ne surviennent les ossifications caractéristiques telles les syndesmophytes, qui eux sont bien visibles sur les radiographies.

L’IRM est moins facilement accessible, d’un coût élevé et moins bien validée pour le suivi de la maladie. Son utilisation se fera donc de façon ponctuelle, afin de répondre à une question clinique précise.


L’échographie

L’échographie est de plus en plus reconnue en rhumatologie pour évaluer les phénomènes inflammatoires articulaires.

Elle permet en effet de visualiser les tissus mous et d’identifier les articulations enflammées avant que les atteintes osseuses irréversibles n’apparaissent. De plus, elle peut localiser le tissu touché par l’inflammation : du liquide peut se trouver dans l’articulation (synovite), autour d’un tendon (ténosynovite) ou dans une bourse (bursite).

Outre son rôle dans l’identification de l’inflammation, l’échographie peut être une aide dans le traitement puisqu’il est possible de réaliser des infiltrations intra-articulaires ou péri-tendineuses sous contrôle échographique.


 


68 pages - 7 euros
gratuit pour les membres



Arthrites asbl
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