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le mercredi 7 novembre 2018

 

Mon enfant souffrant d’AJ peut-il faire du sport ?

De nombreux parents et petits patients nous posent souvent la question …

Pratiquer un sport pour un enfant ou un adolescent est un besoin essentiel dans sa vie de tous les jours. L’objectif des traitements de l’AJI, outre de préserver les articulations, est de maintenir une activité au quotidien la plus normale possible afin de ne pas être différents des autres enfants du même âge. Ces dernières années ont connu un franc succès dans le maintien de la capacité fonctionnelle des enfants atteints d’AJI avec l’arrivée des biothérapies (anti-TNFa, agent bloquant la co-stimulation ou plus récemment inhibiteur de l’interleukine-6). Ces nouveaux traitements assurent un meilleur contrôle de l’inflammation et de la destruction articulaire mais surtout améliorent nettement le quotidien des enfants, leur permettant ainsi une vie active et relativement normale. Ainsi le sport doit et peut faire partie de leur vie.

De nombreux travaux ont bien montré que le sport est indispensable dans le développement de l’enfant. Il permet par l’effet « groupe » de veiller à l’aspect social et le bien-être moral; il permet d’éviter la prise de poids et a un effet bénéfique sur le cartilage; il permet d’améliorer la qualité osseuse et prévenir l’ostéoporose associée à la maladie, l’immobilisation secondaire, ou aux corticostéroïdes parfois utilisés lors de poussées ou pour le contrôle d’atteintes systémiques, et enfin il permet d’assurer l’entretien musculaire indispensable pour soutenir une articulation plus fragilisée par la maladie.

La difficulté à démontrer que le sport est efficace dans l’AJI provient des études réalisées souvent sur de petits nombres de patients, sur des études non randomisées ou de trop grandes variations dans les groupes étudiés ainsi que des exercices réalisés (intensité, fréquence, durée des exercices). Néanmoins on a bien démontré que l’activité sportive améliore la qualité de vie des enfants, maintient la force musculaire, diminue la douleur et permet une diminution de la consommation des anti-douleurs. La pratique sportive ne semble pas aggraver la maladie.


Tous les sports sont-ils accessibles ou permis ?

Il paraît évidemment plus raisonnable dans les pathologies inflammatoires articulaires de favoriser les sports moins agressifs pour les articulations comme la natation, la course à pied, la marche ou le vélo mais aucune étude n’a démontré le contraire. Comme le montre cette étude ci-dessus, à partir du moment où les enfants sont stabilisés, et avec un peu d’entraînement, ils sont capables de faire les mêmes prouesses sportives que leurs camarades.

De même, les cours de gymnastique ne devraient pas être totalement évités aux enfants souffrant d’AJI. Cela ne ferait que participer à un manque d’entraînement physique et à une désociabilisation. Le plus souvent d’ailleurs, l’exclusion systématique des enfants au cours de gymnastique ou aux cours de natation semble être liée principalement à une désinformation de la part du personnel soignant ou enseignant. Il serait d’ailleurs utile d’investir dans l’information à apporter aux professeurs d’éducation physique sur l’information de ces maladies.


Tous les enfants AJ peuvent-ils faire du sport ?

Restent des situations particulières liées soit aux poussées transitoires ou imprévues articulaires qui temporairement pourraient occasionner une suspension d’activité sportive. Il est évident qu’un épanchement important ou une inflammation importante articulaire ne devraient pas être soumis à un effort important au risque d’entorse ou de blessure mais on peut toujours adapter la pratique d’un sport dans cette situation sans exclure totalement l’enfant de son équipe ou de la pratique du sport. De même un déconditionnement physique (le manque d’entraînement) peut être responsable d’un retard de l’enfant vis-à-vis de ses camarades à pratiquer certains efforts.

Encore une fois, l’adaptation des exercices ou du sport peut être envisagée. Enfin des atteintes plus systémiques pourraient influencer la difficulté qu’un enfant pourrait rencontrer lors d’un effort dans des situations particulières … par exemple, l’anémie liée à une inflammation dans le sang parfois mal contrôlée dans les formes d’AJI dites systémiques les plus sévères, peut être responsable d’une perte d’endurance, de fatigue et de manque de souffle lors des exercices d’endurance. La fonte musculaire liée à la cortisone peut être un frein à une activité plus intense.. L’ostéoporose secondaire à la prise de cortisone ou d’une maladie de forme systémique mal contrôlée peut être un risque de fracture en cas de chute ou de sport violent …

Si l’ensemble de ces points sont pris en compte, l’enfant peut s’adapter à la pratique sportive, à son rythme, avec l’aide de ses professeurs et de ses camarades de jeux.

Le sport reste indispensable à tous les enfants, et l’objectif des traitements actuels est qu’ils maintiennent ou reprennent au mieux cette activité à l’école ou en dehors.

Nous vous encourageons d’ailleurs à venir petits et grands pour suivre de près ou de loin le « peloton de l’espoir » avec BARIE chaque période de juin (prochain voyage à Madrid !) où patients, enfants malades ou non, roulent en vélo adapté vers le congrès européen annuel de Rhumatologie (EULAR) !!! Evénement sportif annuel qui démontre le rôle du sport dans la réunion des personnes différentes, malades ou non, parcourant à vélo les étapes menant aux villes où a lieu le congrès européen de Rhumatologie !!!

Tous ensemble !!

Dr Valérie Badot
Membre du Comité Scientifique


 




Camille et Quentin
Leur témoignage



68 pages - 7 euros
gratuit pour les membres



Arthrites asbl
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