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La PR dans le monde

Dernière mise à jour du site
le mercredi 7 novembre 2018

 

Les traitements généraux

Les A.I.N.S. (anti-inflammatoire non stéroïdien)

Ils ont une action antalgique et anti-inflammatoire puissante. De nombreuses molécules sont commercialisées et possèdent différentes posologies et durée d’action. Ils ont cependant une toxicité gastrique chez 5 à 10% des gens. Ils peuvent aussi induire des éruptions cutanées, des troubles neurologiques (somnolence, vertige, céphalée) ou hépatiques. Ils peuvent favoriser l'hypertension artérielle et dégrader la fonction rénale.
Récemment, des A.I.N.S. plus sélectifs (Coxibs) sont disponibles et possèdent une meilleure tolérance digestive, ils ne sont cependant pas plus efficaces que les AINS classiques.

Les corticoïdes

Ils permettent souvent, par leur action rapide, de contrôler les situations difficiles. La cortisone ne vaut pas uniquement en tant que puissant anti-inflammatoire mais permet également de contrôler la maladie. L’utilisation est cependant grevée de nombreux effets secondaires (Hypertension artérielle, prise de poids, diabète, ostéoporose, cataracte…) et leur utilisation sera réservée aux formes sévères. La dose quotidienne ne doit jamais dépasser 7,5 mg de prednisolone par jour.


Les traitements de fonds

Des traitements de fond susceptibles de freiner l’évolution de la maladie. Médications à action lente (3 à 4 mois) qui n’ont pas d’effet antalgique ou anti-inflammatoire. Ils sont susceptibles d’influencer l’évolution clinique de la P.R. et parfois d’agir sur les signes extra-articulaires.

Aucun des médicaments employés n’a été initialement conçu pour traiter la P.R. Leur mécanisme d’action est encore incomplètement élucidé.

Parmi ces traitements de fond, il existe diverses molécules (Methotrexate, sulfasalazine, azathioprine, leflunomide…), dont la toxicité potentielle varie fortement de l'une à l'autre personne. Ces traitements de fond sont indispensables pour contrôler l’affection et sont évalués régulièrement par le rhumatologue en collaboration étroite avec le médecin généraliste.


Les agents biologiques

Les traitements biologiques sont des traitements spécifiques qui permettent de bloquer ou moduler le système immunitaire. De nombreuses équipes de recherche se sont mises en quête des cellules et des médiateurs biochimiques impliqués dans le processus immunitaire de la P.R. De ce fait, quelques éléments du mécanisme commencent à être mieux connus : les lymphocytes T, production de protéines d’adhésion et de cytokines pro-inflammatoires comme le TNF-alpha (Tumor Necrosis Factor alpha) et l’Interleukine 1.

L’interleukine 1 est un messager intercellulaire impliqué dans la régulation inflammatoire (activité pro inflammatoire). L’administration d’un antagoniste du récepteur à l’interleukine 1 (RhIL-1ra) a montré un effet clinique modéré et son utilisation est potentiellement importante pour la protection du cartilage.

Des anticorps monoclonaux dirigés contre le lymphocyte T ont été testés comme traitements potentiels de la P.R., avec comme hypothèse le fait que la diminution du nombre de lymphocytes ou la diminution de son activité conduirait à un effet bénéfique et ralentirait l’évolution lésionnelle. Les études concernant le CTLA4Ig semblent prometteuses et sont toujours en cours.

Le TNF-alpha a un rôle primordial dans le système immunitaire. C’est un médiateur important de l’inflammation locale qui apparaît comme fondamental pour limiter la diffusion des infections localisées. Il joue un rôle clé dans la réponse inflammatoire associée à la PR. La meilleure preuve reste l’amélioration clinique observée lorsqu’on utilise une thérapie basée sur l’inhibition du TNF-alpha. Plusieurs études ont démontré que l’inhibition du TNF-alpha provoquait aussi une inhibition de l’expression d’autres cytokines produites par les macrophages. L’utilisation d’inhibiteurs du TNF-alpha pour traiter la PR est souvent recommandée en association avec le méthotrexate. Outre leur efficacité (rémissions cliniques et normalisations biologiques plus ou moins complètes), ces traitements apparaissent comme assez bien tolérés mais l’effet à long terme de ces thérapeutiques est encore mal connu. Il serait néanmoins déraisonnable de les considérer comme de véritables traitements étiologiques ou comme des traitements exclusifs faisant table rase des moyens de traitement s préexistants.

Le Remicade (infliximab), l’Enbrel (etanercept) et l’Humira ( Adalimumab) sont les trois premiers inhibiteurs du TNF utilisés dans le traitement de la P.R.. Ces produits sont fabriqués par un procédé très coûteux (il faut compter environ 15.000€/an pour un tel traitement) et sont actuellement remboursés en cas de maladie sévère et réfractaire.

Ces traitements ne sont pas destinés à tous les malades, ils ne s’adressent qu’à ceux présentant une maladie évolutive, érosive et réfractaire aux traitements classiques. Ce ne sont pas des traitements de confort et ils ne guérissent pas l’affection.


 




Remède de grand-mère pour les douleurs :
le chaud et le froid.

Du froid sur une articulation chaude (très enflammée)
ET
du chaud sur une articulation douloureuse, mais peu enflammée (pour la douleur en dehors des poussées).

Pensez thermocompresses !





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